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Drame rue d'Aubagne : la Ville de Marseille mobilisée face à l'urgence

30 janvier 2019

Face au drame survenu rue d'Aubagne, le 5 novembre dernier, la Ville de Marseille a mobilisé tous les services municipaux, en synergie avec les services de l'Etat, pour apporter aide et assistance aux personnes touchées par ce drame. La municipalité a immédiatement pris en charge les familles des victimes et a agi également, au plus vite, pour reloger les personnes qui ont dû être évacuées, au sein du périmètre de sécurité où certains immeubles pouvaient présenter un danger d'effondrement.

Tous les moyens municipaux et métropolitains sont mobilisés, jours et nuits, (près de 350 personnes mobilisées chaque jour) afin d’apporter toute l’aide nécessaire aux personnes touchées par ce drame.
 

INFORMATIONS RÉCENTES

Afin de perfectionner et pérenniser le lien qui unit la ville de Marseille à l’ensemble des bailleurs sociaux, le maire de Marseille, accompagné d’Arlette Fructus, adjointe au maire déléguée au Logement, et Patrick Padovani, adjoint au maire délégué à l’Hygiène et à la Santé, a reçu, mercredi 13 février 2019, à l’Hôtel de Ville, une importante délégation d’organismes HLM (*), dont Bernard Oliver, président de l’Association Régionale Hlm (ARHlm PACA).

A cette occasion, le Maire a tenu à les remercier pour leur soutien total et leur action en faveur des sinistrés, en particulier depuis la crise de la rue d’Aubagne grâce, notamment, à la mise à disposition du parc de logements sociaux afin de proposer des solutions de relogement dans les meilleures conditions.

Jean-Claude Gaudin a aussi tenu à rappeler la totale mobilisation des moyens municipaux pour aider les sinistrés et l’efficacité de la convention Soliha afin d’agir au plus vite pour le relogement des personnes sinistrées. En effet, grâce à cette convention, 401 logements ont déjà été mis à disposition des Marseillais par les bailleurs sociaux, qui ont donc répondu positivement aux sollicitations de la mairie et de la préfecture.

Preuve de la réussite de cette étroite collaboration, l’ambitieux programme national de renouvellement urbain (PNRU), pour lequel la Ville a engagé 110 millions d’euros et les bailleurs sociaux 523 millions d’euros, sur 1,1 milliard d’euros au total, pour financer 14 projets dont 13 situés dans les quartiers Nord.

Au cours de cette échange fructueux, i la Ville et les bailleurs sociaux se sont engagés à :
- faciliter l’action de la Soliha en identifiant toujours mieux les contacts au sein des organismes HLM pour organiser des visites, réaliser des états des lieux ou remettre des clefs.
- poursuivre les propositions à faire à la Soliha quand les logements se libèrent.

Jean-Claude Gaudin a, en tout cas, réaffirmé sa détermination à oeuvrer pour que ce partenariat entre la Ville de Marseille et les bailleurs sociaux s’inscrive dans la durée. En effet, l’intervention de ces derniers sera indispensable pour la transformation du parc privé et dans le processus de relogement que ces transformations nécessiteront.

La Ville de Marseille et la Métropole attendent ainsi une forte implication des bailleurs en matière d’acquisition-amélioration, en application de l’Engagement municipal pour le logement adopté en 2017, mais aussi du futur PLH métropolitain, avec le soutien financier de l’Etat.

(*) Association Régionale Hlm, Habitat Marseille Provence, 13 Habitat, UNICIL, Erilia, Logirem, ICF Habitat sud-est Méditerranée, Sogima, CDC Habitat social, Grand Delta Habitat, Vilogia SA, Logéo Méditerranée, Famille & Provence et Adoma.
Le juge des référés du Tribunal administratif de Marseille a rendu, le lundi 11 février 2019, deux ordonnances rejetant les demandes de suspension de l’arrêté municipal du 31 janvier 2019 qui avait décidé la déconstruction de deux immeubles aux 41 et 43 rue de la Palud, dans le 1er arrondissement de Marseille.

Les requérants, propriétaires de lots au sein des copropriétés concernées, avaient utilisé la procédure du "référé liberté". Ce dernier permet d’obtenir du juge administratif une décision, dans des délais extrêmement brefs, lorsqu’une liberté fondamentale, ici le droit de propriété, est mise en cause par une décision administrative.

Le juge des référés a d’abord rejeté, sans même les analyser au vu de l’objet de cette procédure contentieuse exceptionnelle, les arguments des propriétaires concernant d’éventuels vices de forme de l’arrêté du 31 janvier 2019.

En revanche, il a examiné avec attention les moyens de fond des requérants qui contestaient la mesure de déconstruction en soutenant que la situation des immeubles ne relevait pas de l’extrême urgence et que des travaux de confortement étaient possibles.

Dans ses ordonnances du 11 février 2019, le juge a constaté que la ville de Marseille avait pris le 24 janvier 2019, un arrêté de péril grave et imminent sur la base du rapport d’expertise d’une architecte nommée par le tribunal, qui avait totalement interdit l’occupation de ces immeubles et laissé 72 heures aux propriétaires pour prendre toutes les mesures propres à assurer la sécurité publique en faisant réaliser les travaux nécessaires d’urgence.

Une semaine après ce premier arrêté, l’arrêté du 31 janvier 2019 avait décidé la déconstruction de ces deux immeubles et mis en demeure les copropriétaires d’en lancer les opérations dans un délai de 24 heures sous peine d’engagement des travaux par la Ville.

Or, passés ces délais, ni les copropriétés, ni les requérants propriétaires de lots au sein de ces copropriétés n’avaient engagé, ni même annoncé, la moindre démarche tendant à respecter les obligations mises à leur charge.

Le juge précise ainsi que, dans ces conditions, la Ville de Marseille pouvait entamer la déconstruction de ces immeubles.

Il indique également que, compte-tenu du rapport de l’expert et du diagnostic du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) qui concluaient à l’existence d’un péril grave et imminent, ainsi qu’à un risque imminent d’effondrement, total ou partiel, des immeubles, il s’agissait d’une situation d’extrême urgence et que la déconstruction contestée, par pince croquante à bras long en partant du haut, ne portait pas une atteinte excessive au droit de propriété.

Ces décisions s’inscrivent dans le prolongement de deux ordonnances du 29 janvier 2019 par lesquelles le juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille avait déjà écarté les demandes de condamnation de la Ville de Marseille au paiement d’une provision de deux locataires d’immeubles de la rue d’Aubagne.

Il avait alors retenu que l’obligation de la Ville de Marseille ne saurait se déduire du seul effondrement des immeubles voisins et que la responsabilité principale des travaux incombe en premier lieu aux propriétaires de ces immeubles.

Au travers de ces premiers éclairages, le juge administratif a donc validé les décisions du Maire de Marseille qui poursuit un objectif essentiel de sécurité publique, au titre de ses pouvoirs de police générale comme spéciale, tout en remettant les propriétaires, premiers responsables des travaux à réaliser, au coeur du débat.
Dans un souci d’efficacité et de dialogue face aux enjeux liés à la lutte contre l’habitat indigne,  Jean-Claude Gaudin, accompagné d’Arlette Fructus, adjointe au maire déléguée au Logement, Julien Ruas, adjoint au maire délégué au Bataillon de Marins pompiers et à la gestion des risques urbains, et Patrick Padovani, adjoint au maire délégué à l’hygiène et à la santé, a reçu lundi 4 février 2019 à l’Hôtel de Ville, l’Union des Syndicats de l’Immobilier, la Fédération Nationale de l’Immobilier et l’Union Nationale des propriétaires immobiliers.

A l’occasion de ce rendez-vous, le Maire a rappelé la totale mobilisation des moyens municipaux pour aider les sinistrés - et notamment ceux votés, le matin même, en Conseil municipal.

Par ailleurs, il a souligné les responsabilités qui incombent aux propriétaires ainsi que celles des organismes qui les représentent. Il a encouragé les professionnels de la gestion des copropriétés à jouer pleinement leur rôle dans l’entretien du patrimoine privé. Un dialogue a pu s’instaurer permettant un travail en commun pour la mise en place de solutions concrètes afin d’une sortie de crise rapide.

Le maire les a remerciés pour la mise à disposition du parc de logements privés afin de reloger dans les meilleures conditions les personnes évacuées. Il a aussi tenu à réaffirmer l’urgence de réduire les délais pour retrouver une situation classique.

Cependant, il a été rappelé aux propriétaires, qu’ils soient bailleurs ou occupants, et aux syndics et gestionnaires de biens, que les interventions d’entretien et de réparation du patrimoine privé relèvent de leur totale responsabilité. Les pouvoirs publics n’ont à intervenir qu’en situation de péril, dans le cadre des pouvoirs de police du maire ou d’insalubrité dans le cadre des compétences du Préfet.

En toute circonstance, et en particulier face à des situations d’immeubles dégradés, les propriétaires ont l’obligation de maintenir leurs immeubles en bon état. Les syndics, reçoivent mandat des syndicats des copropriétaires pour gérer et conseiller les copropriétés.
Afin d’assurer la sécurité du site, la Ville de Marseille a réalisé de nombreux travaux rue d’Aubagne sur le site de l’effondrement :
- Un travail de lissage des façades empêche les éléments menaçant de tomber et également de protéger les façades de la pluie. Par ailleurs, un enduit à la chaux projeté permet de rétablir l'étanchéité des murs.
Ce lissage est complété par la construction d'un toit sur le 69 de la rue d'Aubagne. Ces travaux permettent la mise hors d'eau de la zone d'effondrement pour les techniciens.
- Des travaux de voirie, sur la route et les trottoirs, seront effectués par la Métropole

 

Un lieu unique pour l'accueil des sinistrés

ESPACE D’ACCUEIL DES PERSONNES ÉVACUÉES (EAPE)
2, rue Beauvau – 1er    Métro 1 - Arrêt Vieux-Port
Du lundi au vendredi de 9h à 17h
Le samedi de 9h à 13h

A l'initiative de la Ville de Marseille, un Espace d'Accueil des Populations Evacuées (EAPE) a ouvert ses portes, le 19 novembre dernier, pour accueillir - en un lieu unique - les sinistrés et faciliter leurs démarches.
Il regroupe des professionnels de différents services publics (CCAS Ville de Marseille et Département des Bouches-du-Rhône notamment) et reçoit les familles au sein de divers pôles d’accueil :

  • Accueil général : enregistrement, première orientation, remise des attestations d’évacuation, arrêtés de péril, titres RTM, gestion des dons, prolongation et problèmes hôtels, espace enfants, médiateurs sociaux....
  • Hébergement et logement temporaire ou définitif (en lien avec les bailleurs sociaux),
  • Accompagnement social et emploi : diagnostic social, conseil et orientation emploi et insertion (dont permanence Pôle Emploi, le matin), soutien financier aux personnes évacuées sur évaluation...
  • Écoute et soutien psychologique et orientation des personnes évacuées
  • Accès aux droits juridiques et conseils pour les propriétaires et locataires évacués, assistance en matière d'assurance...
    A noter la présence d'une notaire (3 fois par semaine, le matin) et d'une permanence de l'Ordre des avocats.  Possibilité de consultation gratuite également à la Maison de l’avocat au 56, rue Montgrand – 6e
  • 10 personnes de l’association sont présentes en permanence à l’EAPE afin de recevoir les personnes évacuées pour le suivi des relogements. Elles reçoivent - sans rendez-vous - de  9h à 13h et - sur rendez-vous - de 14h à 17h.
 

Un numéro d'appel unique et un site internet dédié

Un numéro spécial d'information au public - 04 91 14 55 61 - est joignable 24h/24 (non surtaxé).
Il est réservé en priorité aux personnes touchées par ces événements.
Ce numéro permet un accès prioritaire au Centre d'Appels d'Allô Mairie. Allô Mairie assure également tous les rendez-vous des familles avec les travailleurs sociaux en vue de leur relogement.

Depuis le 6 décembre, la ville de Marseille a mis en ligne un site internet pour accompagner au mieux les personnes sinistrées : http://informationssinistres.marseille.fr
Sur ce site, elles pourront trouver toutes les informations nécessaires au sujet des différentes aides municipales à leur disposition, signaler un péril, consulter les arrêtés signés, les procédures d’évacuation...
 

Hébergement

La Ville de Marseille a pris les dispositions nécessaires pour reloger les sinistrés dans des hôtels ou hébergements d'urgence, qu'ils soient locataires ou propiétaires occupants.
Les bons d'hébergement et leurs éventuels prolongements sont remis directement à l'EAPE.

  • A ce jour, 2 017 personnes au total ont été évacuées. Certaines d'entre elles ont pu trouver une solution d’hébergement par leurs propres moyens.
    1 434 personnes sont actuellement prises en charge et hébergées par la Ville de Marseille, dans 31 hôtels.
    La municipalité finance les petits-déjeuners au sein des établissement hôteliers.
    Un référent de la municipalité est présent dans chaque hôtel d'accueil pour répondre aux questions des personnes relogées.
     
  • Ouverture du gymnase Ruffi : la Ville de Marseille a ouvert le gymnase Ruffi (3e arrondissement) afin d’accueillir les familles de sinistrés en journée, le temps d’assurer leur hébergement d’urgence.

Rappel : la durée d'hébergement des sinistrés sera prolongée si nécessaire pour toutes les familles qui en auront besoin.
Les personnes évacuées dont les immeubles ont bénéficié d’une levée de doute à la suite du passage des experts peuvent récupérer leur logement.
 

Restauration

  • Un "restaurant solidaire" - situé à la Maison des associations, au 93 la Canebière - est ouvert pour accueillir les personnes sinistrées et leur proposer gratuitement des repas chauds. Les services ont lieu de 11h à 14h et de 18h à 21h.
    Plus de 20 000 repas ont été servis
    depuis le 5 novembre dernier.
     

Relogement

L'objectif est de permettre une réintégration rapide effectuée dans des conditions de sécurité optimales.
L'EADE propose un accompagnement dans les démarches de relogement temporaire ou définitif.
Les personnes définitivement relogées pourront bénénficier (selon les critères de ressources) d'un fond de solidarité du logement (FSL, Métropole) permettant de les accompagner dans leur nouvelle habitation.

  • Actuellement, sur les ménages déjà reçus par les travailleurs sociaux :
    ► 118 baux ont été signés pour des relogements définitifs ou temporaires,
    ► 140 logements visités et acceptés en attente de signature de bail,
    ► 202 propositions de logements refusées,
    ► Au total, 258 relogements sont effectifs ou en cours.

     
  • Quelle procédure pour le relogement des personnes évacuées suite à un arrêté de péril ?
    Le propriétaire doit assurer le relogement des occupants. Le nouveau logement doit être  décent et correspondre aux besoins des occupants. En  cas de  défaillance  du propriétaire, le maire prend les dispositions nécessaires pour reloger les occupants aux frais du propriétaire et majorés d'intérêts. Le propriétaire peut également faire l'objet de poursuites pénales.
     
  • Attestations d’évacuation
    Document indispensable pour engager toute démarche administrative, l'attestation d'évacuation d’immeuble est délivrée à l'EAPE  (2, rue Beauvau - 1er) pour les personnes évacuées hors de la rue d’Aubagne.
    Pour rappel, les habitants du périmètre de la rue d’Aubagne et de la rue Jean Roque ont à leur disposition l’arrêté de police générale les concernant à l’EAPE.
    Les personnes définitivement relogées pourront bénéficier, selon des critères de ressources, d’un fond de solidarité du logement (FSL, Métropole) permettant de les accompagner dans leur installation dans leur nouvelle habitation.
     
  • Parc Corot
    Le bâtiment A du parc Corot, copropriété privée située dans le 13e arrondissement de Marseille a fait l’objet d’un arrêté d'insécurité imminente délivré par la Ville de Marseille,
    le 23 novembre dernier. Toutes les familles occupant le bâtiment de façon licite, relevant des obligations réglementaires de la Ville de Marseille, soit 30 familles, ont été déménagées et relogées.
    Parallèlement, le concours de la force publique demandé par la Ville de Marseille à l’Etat a été accordé afin de procéder à l’évacuation des personnes qui se seraient maintenues dans les lieux de façon illicite (sans droit ni titre), malgré l’arrêté municipal.
    Ainsi, 152 personnes (des personnes adultes isolées en majorité) ont été évacuées, dans le calme, le lundi 17 décembre et prises en charge puis regroupées dans un gymnase du 15? arrondissement de Marseille où un diagnostic social, de santé et administratif est mis en oeuvre avant orientation vers des solutions de prise en charge adaptées à leur situation et à leurs droits. Les personnes en situation de particulière vulnérabilité (familles avec jeunes enfants, femmes enceintes, personnes malades…) ont été orientées dès ce jour vers des solutions d’hébergement hôtelières ou en centres d’hébergement.
    Cette opération – devenue indispensable compte tenu des risques encourus par les occupants – fait suite à un certain nombre d’actions préparatoires engagées conjointement par l’État et la Ville de Marseille, afin qu’il soit mis un terme effectif et durable aux situations de danger auxquelles les habitants étaient confrontés.
     

Réintégration de logements après évacuation

  • A ce jour,  85 immeubles au total ont été réintégrés ou sont en cours de réintégration (533 personnes).
  • 100 personnes évacuées de 23 immeubles de la rue Jean Roque et de la rue d’Aubagne (hors périmètre de sécurité) et du Cours Lieutaud ont pu, notamment réintègrer progressivement leur logement, depuis le 4 décembre 2018.
  • Par ailleurs, suite à la visite des experts ayant confirmé l'absence de péril imminent, les habitants de 6 immeubles (6 rue Crudère, 161 rue Horace Bertin, 79 rue Marengo, 21 boulevard Plombières, 13 rue Abram et 32 rue Goudard) ont déjà pu intégrer leur logement.
     

Récupération d'effets personnels

Désormais, les personnes évacuées sont directement contactées par leur syndic, lui-même saisi par la Ville de Marseille sur la base d’une liste d’adresses visitables.
Une proposition de rendez-vous leur est faite afin qu’elles puissent récupérer leurs effets personnels. Cette visite sera organisée en lien avec les services municipaux qui accompagneront les personnes sinistrées.
Lors de cette visite, il convient de rassembler les affaires indispensables: médicaments liés à un traitement en cours, papiers d’identité, documents liés au logement (bail, quittances, assurances), argent, chéquier, carte bancaire, le nécessaire pour les enfants...
 

Solidarité / Collecte et distribution de dons

A travers le Centre communal d'action sociale (CCAS), le Service de la Lutte contre l'exclusion et la Mairie du 1/7e, la Ville de Marseille participe à la collecte des dons des Marseillais aux sinistrés.
Aujourd'hui, la collecte de dons se poursuit essentiellement au centre de la Croix-Rouge ci-dessous :

  • 1, rue Simone Sedan (5e) : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h / 04 91 15 71 71
     

Actuellement les besoins en vêtements sont assurés et s'orientent désormais sur :

  • les produits d'hygiène pour adultes et pour bébés : brosse à dents, dentifrice, savon, shampoing, serviettes de bain,
  • les produits de puériculture : couches et lingettes pour bébé, lait maternel et matériel de puériculture.

L'Espace d'accueil des populations évacuées (EAPE), situé au 2 rue Beauvau (1er) peut, également - après avoir procédé à un diagnostic social - remettre des chèques d'accompagnement personnalisé, pour l'achat de produits de première nécessité.

Les personnes qui souhaiteraient faire des dons de mobilier aux sinistrés doivent se rapprocher d'un Centre Emmaüs.

Fournitures de première nécessité
Les personnes évacuées, en difficulté pour répondre à leurs besoins de première nécessité (alimentation, hygiène...), peuvent rencontrer, au sein de l’Espace d’Accueil des Personnes Évacuées, les sevices du Centre communal d’action sociale et du Conseil départemental, qui réaliseront un diagnostic social de chaque situation afin de mettre en place des mesures d’aides sociales adaptées.
 

Assistance aux enfants des familles relogées du périmètre "Rue d'Aubagne"

  • Un accueil gratuit à la cantine est assuré pour les enfants déjà inscrits et pour ceux qui ne peuvent plus déjeuner chez eux, jusqu'à la fin de l'année scolaire. Autant que de besoin, ces enfants pourront être affectés dans des écoles plus proches de leur lieu d’hébergement.
  • Pour les autres personnes relogées, la gratuité de la cantine sera maintenue jusqu’à stabilisation de leur situation.
  • Des places dans des crèches ont été spécialement ouvertes pour accueillir les bébés des familles de sinistrés.
  • Des cartables avec toutes les fournitures scolaires nécessaires ont été distribués par les services municipaux, dans les écoles Chabanon et Berger aux enfants des familles relogées.
     

Courrier et démarches

Les personnes évacuées peuvent opter pour deux solutions pour récupérer leur courrier :

  • 1/ contacter - au 3631 -  le service client de "La Poste" qui a mis en place un dispositif d'urgence qui s'adapte quotidiennement en fonction des évacuations et des restrictions d'accès.
    En attendant que les évacués disposent d'une nouvelle adresse postale, "La Poste" peut conserver en sécurité courrier et colis dans les plateformes postales et vous indiquera où les retirer.
  • 2/ les sinistrés ont également la possibilité d'utiliser l'adresse d'une antenne du CCAS (la plus proche de leur quartier) comme adresse administrative (demande de papiers, réception de courrier postal...)
    Il faut déposer une demande de domiciliation à l'Espace d'accueil des populations évacuées (EAPE), situé au 2 rue Beauvau (1er) pour obtenir une attestion du CCAS.
     
  • Le CCAS propose également une aide aux démarches et accès aux droits : plus de 250 dossiers ont été traités pour diverses aides.
 

Signalements et arrêtés de péril

Conformément à la réglementation, tous les arrêtés ont été notifiés aux propriétaires et aux syndicats des copropriétaires afin que les travaux soient réalisés dans les délais prescrits.

 

Soutien aux commerçants sinistrés

  • Numéro vert :  les commerçants peuvent composer le numéro vert 04 91 39 34 39 - de 08h30 à 18h00 - afin d'être informés, orientés et aidés aux démarches administratives.
  • Une cellule de suivi des entreprises qui rencontrent des difficultés liées à l’évacuation des immeubles de la commune de Marseille, a été mise en place.
    Animé par la Chambre d’industrie et de commerce Marseille Provence (CCIMP), ce guichet unique "Urgence commerces entreprises Marseille" permet aux commerçants, artisans, entrepreneurs de bénéficier des conseils d’un interlocuteur qui, au regard du diagnostic posé, saisira les services concernés pour la mise en œuvre d’un accompagnement et la mobilisation des aides.
  • Fonds de solidarité : à l'initiative de la Ville de Marseille et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, les services de l’État, les collectivités et tous partenaires compétents vont créer un "Fonds de solidarité" afin de venir en aide aux commerçants impactés par un arrêté d'évacuation.

     

Moyens municipaux et métropolitains mobilisés

Il mobilise 150 personnes ainsi que des renforts pour opérations spécifiques, des personnels municipaux sur le terrain (mairie de secteur et services centraux) et mobilisation des logeurs sociaux et du CCAS.
Outre le Bataillon de marins pompiers qui a notamment oeuvré à la recherche des disparus, dans les décombres, le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) et le Service Solidarité et Lutte contre l'Exclusion sont mobilisés, en collaboration avec la Croix-Rouge et de très nombreuses autres associations (Armée du Salut, Banque alimentaire, Club immobilier Marseille Métropole, Compagnons Bâtisseurs Provence, Culture du coeur, Habitat Alternatif Social, Habitat et Humanisme Provence, Petits Frères des Pauvres, Saint-Vincent de Paul, Secours catholique...)
Pour répondre aux différentes interrogations des syndics et copropriétaires, la Ville de Marseille a organisé une réunion, le 19 décembre dernier, à la bibliothèque de l’Alcazar.
Durant plus de deux heures, les services techniques de la Ville ont échangé avec près de cent personnes présentes.
Les techniciens ont longuement répondu à toutes les questions posées, évoquant notamment le diagnostic de sécurité et salubrité (parties communes et parties privatives) qui est demandé, par la Ville de Marseille, aux copropriétaires des rues d’Aubagne et Jean Roque. Ce diagnostic permet d’évaluer les possibilités de réintégration des immeubles concernés et devra être réalisé rapidement par les propriétaires, afin que les occupants puissent regagner leur logement avant Noël. Les études menées sur le plan structurel, hydraulique sur les bâtiments sinistrés ont été détaillées.
La Ville de Marseille attend de disposer rapidement des expertises complémentaires de l'homme de l'art qui incombent aux propriétaires, dans la perspective de la délivrance d'autorisations pour le retour à domicile des occupants inclus dans ce périmètre de suspicion de risques majeurs.
Par ailleurs, il a également été évoqué les subventions votées le 20 décembre dernier, au Conseil municipal, pour accélérer les études sur site, destinées à assurer la sécurisation des lieux.
Enfin, il a été rappelé les possibilités d’aides financières grâce à l’Agence nationale de l'habitat (Anha).
Les professionnels pourront poursuivre leurs échanges via une adresse mail spécifique et réservé uniquement aux syndics et propriétaires : proprietaire.aubagne@marseille.fr
Suite au drame de la rue d'Aubagne, la Ville de Marseille a missionné depuis 5 semaines un collège de 8 experts dont 3 provenant de l’État (CSTB et CEREMA) et composé aussi de 5 personnes de bureaux d'études compétents en structure, de géotechnicien et d'un architecte.

Sur avis du collège d'expert, il a été procédé à :
- l'accompagnement des personnes évacuées limité aux immeubles offrant un niveau de sécurité suffisant pour permettre de prendre des effets de première nécessité,
- une première mise en sécurité du site par déconstruction d'une partie du bâtiment 69 rue d'Aubagne,
- une instrumentalisation du site pour mesurer les éventuels mouvements des bâtiments,
- une inspection des réseaux publics,
- des investigations du sous-sol sous le domaine public.

Ce suivi a permis d'autoriser la réintégration des occupants des 91, 95 et 97 rue d'Aubagne et 50, 52 Cours Lieutaud à compter du 11 décembre.

Les élus municipaux ont également convenu de rencontrer régulièrement les associations afin de faire le point sur la situation des familles évacuées et sur les dispositifs mis en place par la municipalité, notamment dans les domaines juridique et humanitaire.
Jean-Claude Gaudin, lui-même a tenu a rencontrer les responsables des différentes associations et collectifs d’aide aux sinistrés : "Collectif du 5 Novembre", "Conseil Citoyen du 1-6", "Fondation Abbé Pierre", "ASRA Victimes", "Destination Familles", "Un centre-ville pour tous". Il a pu ainsi envisager les moyens permettant d’améliorer la situation des personnes évacuées depuis le drame de la rue d’Aubagne.
Cet entretien a permis de renforcer et de poursuivre le dialogue, déjà développé au fil des trois précédentes réunions avec les différents adjoints au maire compétents en ce domaine. Jean-Claude Gaudin était ainsi accompagné de plusieurs élus : Julien Ruas, adjoint au maire délégué à la Prévention et à la Gestion des risques et aux Marins-pompiers, Arlette Fructus, adjointe au maire déléguée au Logement, Xavier Mery, adjoint au maire délégué à l’Intégration et à la Lutte contre l’exclusion, Laure-Agnès Cadarec, adjointe au maire déléguée à l’Urbanisme, Patrick Padovani, adjoint au maire délégué à l’Hygiène et la Santé, Yves Moraine, maire du 6e et 8e arrondissements, et Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7e arrondissements.
Le maire de Marseille a rappelé et détaillé avec les responsables de ces associations les nombreux dispositifs mis en place par la Ville, notamment dans les domaines social et juridique.
Il a également tenu à répondre aux questions soulevées par chacun des interlocuteurs et a pris en compte chacune de leurs requêtes. Face au drame survenu rue d'Aubagne, Jean-Claude Gaudin a réaffirmé son soutien total aux familles des victimes et aux sinistrés et rappelé que tous les services municipaux, en synergie avec les services de l’État, restaient mobilisés au quotidien pour apporter aide et  assistance aux personnes touchées par ce drame.
Avant la mise en place de l'Espace d'Accueil des Personnes Evacuées (EAPE) à la rue Beauvau, la mairie des 1/7e arrondissements a tenu un rôle déterminant dans l'élan de solidarité envers les sinistrés.
Un centre d'accueil des familles et de leurs proches a été ouvert, au début des évènements, et tout le personnel de la mairie s'est immédiatement mobilisé en leur apportant une aide d'urgence.
La mairie a également fourni des bureaux à la section de police chargée de l’identification des victimes, collecté les dons, participé à la distribution des cartes RTM, etc.
Aujourd'hui encore, la mairie de secteur, ses élus et ses équipes restent constamment mobilisés pour accueillir, réconforter et accompagner les personnes sinistrées.

 

 

 

 

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